GirlBoss
- 22 avr.
- 2 min de lecture
Quand on photographie des femmes de pouvoir, on tombe souvent dans le même piège : les masculiniser. Le tailleur strict, les bras croisés, le regard dur, l'attitude "boss bitch" stéréotypée.
Comme si une femme ne pouvait être puissante qu'en imitant les codes masculins du pouvoir.
J'ai voulu photographier Laurence autrement.
Le pouvoir féminin n'a pas à singer le masculin
Laurence est puissante. Mais sa puissance n'est pas une imitation de la puissance masculine.
Elle n'a pas à porter un costume trois-pièces pour être prise au sérieux. Elle n'a pas à durcir ses traits pour montrer son autorité. Elle n'a pas à effacer sa féminité pour incarner le leadership.
Elle peut être puissante ET féminine. Sans choisir.
Pour cette série, j'ai travaillé sur ce qu'on appelle souvent le "girlboss" mais en déconstruisant les clichés. Laurence porte des pièces qui affirment son pouvoir (tailleurs, coupes structurées) mais sans renier sa féminité. Elle occupe l'espace avec assurance mais sans adopter les postures masculines stéréotypées.
Le résultat : une femme de pouvoir qui n'a pas à choisir entre sa féminité et son autorité.
Le corps dans l'espace : occuper sa place
Une des choses que j'ai travaillées avec Laurence, c'est la façon d'occuper l'espace.
Les femmes, on nous apprend dès l'enfance à nous faire petites. Croiser les jambes. Rentrer les épaules. Prendre le moins de place possible. Être discrètes.
Les hommes de pouvoir, eux, s'étalent. Jambes écartées. Bras qui prennent de l'espace. Corps qui s'impose.
Laurence avait le droit de prendre de la place.
Pas en imitant les hommes. En occupant l'espace À SA FAÇON. Avec puissance, avec élégance, avec assurance. Sans s'excuser.
Parce que le pouvoir féminin ne devrait pas avoir à ressembler au pouvoir masculin pour être légitime.
Photographe pour les femmes, Margot





















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